
Si vous ne connaissez pas Joy Division ou si vous ne les connaissez que de nom, je vous conseil de regarder le film biographique Control d’Anton Corbijn qui relate la vie du jeune et énigmatique chanteur Ian Curtis, qui fut à l’origine d’un nouveau genre musical, hors de la scène punk britannique des années 1970, et du groupe Joy Division, dont il sera la figure emblématique de 1977 à 1980. Il traite également de son mariage précoce et de sa vie extra-conjugale, mais aussi de ses crises d’épilepsie de plus en plus fréquentes, qui, selon le film, ont contribué aux circonstances qui le pousseront au suicide, la veille de la tournée du groupe aux États-Unis. Une tournée qui aurait pu changer le destin du groupe.
Personnellement, de Joy Division je ne connaissais que la chanson Love will tear us apart (découvert via une reprise de Nada Surf !). Par conséquent, ce film a été l’occasion de connaître l’histoire du groupe et de plus de les découvrir musicalement !
Voici le trailer :
Je voulais absolument écrire un petit article sur le groupe car le 18 mai 2010, on fêtait tristement les 30 ans de la disparition de Ian Curtis.
A cette occasion, Bernard Lenoir a d’ailleurs rediffusé sur France Inter le seul concert que Joy Division a donné en France à Paris le 18 décembre 1979. J’ai apprécié la façon dont Lenoir a ouvert son émission avec ces quelques mots :
« Il y a 30 ans dans la nuit du 17 au 18 mai, Ian Curtis se pendait chez lui à Macclesfield. Même si je déteste ce genre de commémoration , difficile d’y renoncer surtout quand on a très modestement contribué à la construction d’un véritable mythe. Sinistre anniversaire que celui de la disparition du chanteur de Joy Division, icône foudroyé de l’ère post punk au tournant des années 70/80.
Suicidé on le sait à 23 ans parce que incapable de surmonter un profond malaise existentiel lié à une réalité qui le désespérait . Ian Curtis probablement victime de son hyper sensibilité et du refus de se compromettre . Partir plutôt que subir…la brutale alternative. Un garçon plutôt calme et peu démonstratif jusqu’à ce qu’il monte sur scène pour extérioriser ses tourmants sans jamais ni pause ni artifices, juste cette gestuelle affolée maladroite et maladive, cette voix caverneuse et solanelle en echo à une musique lourde et oppressante. »
Pour aller plus loin, voici quelques pages à consulter :
- http://www.myspace.com/joydivision
- Joy Division sur Wikipedia
Pierre
Je suis incorrigible, mais tu savais qu’Anton Corbijn avait fait une session photo avec Weezer? Ca donne ça, tu les avais peut-être vues: http://viewmorepics.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewPicture&friendID=34421432&albumId=1513393&page=5
Sinon, jamais écouté Joy Division à part Love will tear us apart. Ce film serait l’occasion de s’y plonger en effet.
juil 07, 2010 @ 9 h 08 min
Olivier
Oui j’ai déjà vu ces photos mais j’ignorais que c’était Anton Corbijn ! bien vu ! en effet tu es incorrigible !
Pour Joy Division, il me semble qu’à l’époque ils avaient eu peu de succès. Le mythe s’est crée au fil des années après le suicide du chanteur. C’est à connaître mais après je ne pense qu’il s’agit du groupe du siècle. C’est assez spécial à la première écoute ! Mais il y a des morceaux intéressants !
juil 07, 2010 @ 10 h 01 min